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Prise en charge de l'arthrose par injection de PRP (Plasma Riche en Plaquettes)

Prise en charge de l'arthrose par injection de PRP (Plasma Riche en Plaquettes)

Vous avez entendu parler d'injections de PRP pour l'arthrose et vous souhaitez comprendre de quoi il s'agit ? Ce traitement, qui utilise votre propre sang pour soulager votre articulation, suscite beaucoup d'intérêt. Voici ce que l'on sait aujourd'hui, expliqué clairement.

Le PRP, c'est quoi exactement ?

Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) est un traitement réalisé à partir de votre propre sang. Après une prise de sang, le sang est centrifugé afin de récupérer une concentration élevée de plaquettes. Ces plaquettes contiennent des facteurs de croissance qui peuvent aider à diminuer l’inflammation et améliorer les symptômes de l’arthrose.

Pour qui ce traitement est-il envisagé ?

Le PRP est proposé principalement dans l'arthrose du genou, mais peut être discuté pour d'autres articulations (hanche, épaule, cheville). Il est particulièrement adapté à :

  • L'arthrose débutante à modérée : les meilleurs résultats sont observés à ce stade
  • Les patients insuffisamment soulagés par les médicaments habituels ou les injections d'acide hyaluronique
  • Les personnes souhaitant retarder ou éviter une chirurgie
  • Les patients actifs ou sportifs qui souhaitent maintenir leur niveau d'activité

Comment fonctionne le PRP dans l'arthrose ?

Une fois injecté dans l'articulation, les facteurs de croissance contenus dans le PRP agissent sur plusieurs niveaux :

  • Réduction de l'inflammation : les facteurs de croissance modulent les signaux inflammatoires à l'intérieur de l'articulation
  • Protection du cartilage : certains facteurs freinent la dégradation du cartilage résiduel
  • Stimulation de la réparation : les cellules articulaires sont encouragées à produire davantage de tissu de soutien
  • Amélioration du milieu articulaire : la qualité du liquide synovial peut être améliorée

Comment se déroule le traitement ?

Le traitement se fait entièrement en ambulatoire et dans des conditions d’asepsie strictes, sans hospitalisation. Voici les étapes :

Étape 1 - Préparation du PRP (20 à 30 minutes)

  1. Un prélèvement sanguin est réalisé (comme une prise de sang classique) : 15 à 60 mL selon le protocole.
  2. Le sang est placé dans une centrifugeuse : une machine fait tourner rapidement les tubes pour séparer les différents composants du sang.
  3. Le plasma concentré en plaquettes (le PRP) est recueilli dans une seringue stérile.

Étape 2 - L'injection (5 à 10 minutes)

  1. La peau est désinfectée.
  2. Le médecin injecte le PRP directement dans l'articulation, souvent guidé par échographie pour plus de précision.
  3. Vous repartez chez vous le jour même, avec une recommandation de repos relatif de 24 à 48 h.

Quels sont les bénéfices attendus ?

Le PRP fait l'objet d'un nombre croissant d'études scientifiques, notamment pour l'arthrose du genou. Les résultats sont encourageants :

  • Réduction de la douleur démontrée dans plusieurs essais cliniques randomisés
  • Amélioration de la mobilité et de la qualité de vie
  • Effet positif maintenu à 6 et 12 mois dans la plupart des études

Les résultats apparaissent généralement progressivement sur plusieurs semaines. Les effets peuvent durer plusieurs mois chez certains patients.

Y a-t-il des effets secondaires ?

Le PRP est remarquablement bien toléré, car il est préparé à partir de votre propre sang. Les effets indésirables sont rares :

  • Douleur post-injection : une légère réaction inflammatoire dans les 24 à 72 h est fréquente et tout à fait normale. C'est souvent le signe que le traitement est actif
  • Gonflement transitoire : peut survenir à l'articulation injectée, se résorbe en quelques jours
  • Infection : risque minime si l'injection est réalisée dans des conditions d'asepsie strictes en milieu médical

Contrairement aux médicaments classiques, le PRP ne présente pas de risque d'allergie lié à une substance étrangère, ni d'interaction médicamenteuse.

Dans quels cas le PRP n'est-il pas possible ?

  • Infection locale ou générale en cours
  • Troubles importants de la coagulation ou traitement anticoagulant à forte dose
  • Cancer actif (certains facteurs de croissance pourraient stimuler les cellules tumorales)
  • Anémie sévère ou taux de plaquettes très bas
  • Peau lésée ou infectée autour de l'articulation

Sources : (1) EULAR recommendations for the management of knee and hip osteoarthritis. Kolasinski SL et al. Ann Rheum Dis. 2023;82(9):1182-1195. (2) OARSI guidelines for the non-surgical management of knee, hip, and polyarticular osteoarthritis. Bannuru RR et al. Osteoarthritis Cartilage. 2019;27(11):1578-1589. (3) Société Française de Rhumatologie (SFR). Position sur les thérapies biologiques locales dans l'arthrose. 2022. sfr.asso.fr (4) Inserm. Arthrose — Dossier d'information. inserm.fr — mis à jour 2023. (5) Ameli.fr — Assurance Maladie. Arthrose : traitements et prise en charge. ameli.fr (5) Société Française de Rhumatologie. sfr.asso.fr — espace patients.

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